Enregistrement et sonorisation : quand la technique donne forme au son

Durant les portes ouvertes de l’automne, j’ai eu quelques minutes libres (oui, ça arrive… mais c’est rare!) pour échanger avec Benjamin Ligas, coordonnateur de l’AEC en Enregistrement et sonorisation au Campus Notre-Dame-de-Foy. L’occasion idéale pour mieux comprendre ce qui distingue cette formation technique axée sur l’audio et à qui elle s’adresse réellement.

Une formation technique axée sur le son

D’emblée, une question me vient : faut-il absolument être musicien pour envisager une formation en enregistrement sonore?

« On pense souvent que c’est un programme de musique, mais ce n’est pas le cas, précise-t-il. Ici, on forme des techniciens du son. Des gens capables de capter, traiter et reproduire l’audio avec précision, peu importe le contexte. Ceci dit, le programme intéresse aussi certains musiciens qui souhaitent mieux comprendre les possibilités offertes par la technologie audio, créer un environnement sonore cohérent et posséder le bagage nécessaire pour parler “technique” avec les techniciens. »

Offerte à l’automne et à l’hiver, l’AEC se déroule sur neuf mois, principalement dans un studio d’enregistrement professionnel, au sein de cohortes volontairement restreintes. Cette formule à taille humaine favorise un accompagnement étroit et une grande place à la pratique. Si la musique est souvent utilisée comme matériau de travail, il n’est pas nécessaire de savoir jouer d’un instrument. « Ce qu’on cherche avant tout, c’est une bonne oreille, de la curiosité et une capacité à comprendre les outils », ajoute Benjamin.

Tout au long de la formation, les étudiants se familiarisent avec les équipements, les microphones et les logiciels utilisés dans l’industrie. La pratique prend encore plus d’importance à la deuxième session, notamment à travers un projet final de production, où une chanson est réalisée de A à Z avec des musiciens professionnels. Ce projet permet d’aborder concrètement la prise de son, l’organisation des séances et le mixage.

 

Des collaborations concrètes avec les étudiants en Musique

La formation se distingue aussi par des collaborations avec les étudiants du DEC en Musique. Comme le CNDF offre également des programmes en Musique, je me demande si des rapprochements se font naturellement entre les étudiants. La réponse est clairement oui. Pendant plusieurs semaines, les futurs techniciens sont appelés à travailler avec des musiciens dans un contexte réel de studio, ce qui les plonge dans la réalité humaine et organisationnelle d’une session d’enregistrement.

« La technique est essentielle, mais la communication l’est tout autant », souligne le coordonnateur.

Et après la formation?

Que ce soit pour travailler derrière la console d’un grand festival, collaborer à la production d’un balado ou passer ses journées en studio à capter la magie d’un enregistrement, l’AEC en Enregistrement et sonorisation offre une formation complète, concrète et stimulante. Il est important de le rappeler : il n’est pas nécessaire d’être musicien pour s’y lancer. La curiosité, l’oreille et l’envie d’apprendre sont les principaux moteurs. Au CNDF, l’équipement et l’encadrement sont réunis pour permettre aux étudiants de transformer leur intérêt pour le son en véritable métier.

À noter qu’il existe aussi une AEC en Composition musicale et technologies audio à l’image au Campus Notre-Dame-de-Foy. Certains hésitent entre les deux parcours; une chronique consacrée à ce programme permet d’en apprendre davantage et de faire un choix éclairé.

Pour découvrir le CNDF et rencontrer les enseignants, plusieurs options s’offrent aux personnes intéressées. Des journées portes ouvertes ont lieu deux fois par année et permettent de visiter les installations et de poser leurs questions. Il est aussi possible de s’inscrire à l’activité Étudiant d’un jour, une excellente occasion de s’immerger dans la réalité du programme. Enfin, l’équipe du recrutement demeure disponible pour toute demande d’information.